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L'indemnité de licenciement en Hongrie en 2026 : un guide complet pour l'employeur

L'indemnité de licenciement en Hongrie en 2026 : un guide complet pour l'employeur

13 avril 2026

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Les points essentiels à retenir

  1. En Hongrie, l’indemnité de licenciement est un droit légal garanti par le Code du travail national, applicable dans des cas spécifiques de rupture du contrat de travail.
  2. Le licenciement doit reposer sur une cause réelle et sérieuse, dans le respect du délai de préavis et des exigences procédurales en vigueur.
  3. Les coûts de licenciement sont le plus souvent liés aux indemnités légales de rupture et aux indemnités compensatrices de préavis, plutôt qu’à des accords négociés.
Résumé

Le droit du travail hongrois offre une protection structurée aux salariés tout en permettant aux employeurs de mettre fin au contrat de travail pour des raisons valables. Les règles relatives au licenciement sont principalement définies par le Code du travail hongrois (loi n° I de 2012), qui encadre les licenciements, les licenciements économiques, les délais de préavis et les indemnités de licenciement.  Les employeurs ne peuvent mettre fin à un contrat de travail qu’en présence d’une cause réelle et sérieuse, sauf pour les salariés relevant d’une catégorie spécifique, comme les employés en période d’essai ou les cadres supérieurs bénéficiant de dispositions contractuelles particulières. Il est donc essentiel pour les employeurs qui envisagent une restructuration, qui établissent le budget des coûts liés aux licenciements et qui souhaitent garantir le respect du droit du travail hongrois, de maîtriser les règles relatives aux indemnités de licenciement.

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Qu’est-ce qu’une indemnité de licenciement en Hongrie ?

En Hongrie, l’indemnité de licenciement correspond à l’indemnité versée aux salariés dont le contrat de travail est rompu par l’employeur dans les circonstances prévues par la loi.

Contrairement à certaines juridictions, où l’indemnité de licenciement est facultative ou fait l’objet d’une négociation entre les parties, le droit hongrois prévoit l’octroi d’une indemnité légale de licenciement dans des cas déterminés, notamment lorsque la rupture du contrat de travail est à l’initiative de l’employeur pour des raisons économiques ou organisationnelles.

En Hongrie, l’indemnité de départ peut comprendre :

  • L’indemnité légale prévue par le Code du travail
  • L’indemnité compensatrice de préavis
  • L’indemnité liée au licenciement abusif
  • Les indemnités contractuelles
  • L’indemnité transactionnelle

En Hongrie, les coûts de licenciement sont généralement prévisibles. L’indemnité légale est généralement calculée en fonction de l’ancienneté des salariés.

Le versement d’une indemnité de licenciement est-il obligatoire en Hongrie ?

Dans la plupart des cas, la réponse est oui.

Le Code du travail hongrois prévoit le versement d’une indemnité de licenciement lorsque la rupture du contrat de travail est décidée par l’employeur pour des raisons liées au fonctionnement ou aux besoins de l’entreprise, et non pour des motifs liés à la personne du salarié.

Parmi les situations typiques donnant lieu à une indemnité de licenciement, on peut citer :

  • Le licenciement économique lié à une restructuration
  • La réduction des effectifs pour des raisons économiques
  • Les changements d’ordre organisationnel
  • La fermeture d’unités opérationnelles
  • La suppression de poste

Par ailleurs, aucune indemnité de licenciement n’est versée lorsque la rupture du contrat de travail résulte de l’une des situations suivantes :

  • Une faute commise par le salarié
  • Une incapacité du salarié à répondre aux exigences du poste
  • La démission du salarié
  • L’arrivée à terme d’un contrat à durée déterminée
  • Un licenciement intervenant durant la période d’essai

Il incombe aux employeurs de calculer avec précision le montant de l’indemnité de licenciement pour chaque rupture de contrat ouvrant droit à son versement.

Le cadre juridique régissant l’indemnité de licenciement en Hongrie

Les dispositions encadrant le licenciement ainsi que les indemnités correspondantes relèvent principalement du Code du travail hongrois (loi n° I de 2012).

Le cadre juridique définit les règles régissant :

  • Les motifs de licenciement
  • Les délais de préavis
  • Les indemnités légales de licenciement
  • La protection contre le licenciement abusif
  • Les droits de consultation des salariés

En matière de licenciement, le droit du travail hongrois distingue différents types d’indemnités, notamment :

  • L’indemnité de préavis
  • L’indemnité légale de licenciement
  • L’indemnité liée au licenciement abusif
  • L’indemnité contractuelle ou négociée
  • L’indemnité prévue dans un accord transactionnel

Si des indemnités de départ peuvent être négociées dans certains cas, l’indemnité légale prévue par le Code du travail reste la forme principale de compensation en cas de licenciement.

Dans quels cas le versement d’une indemnité de licenciement est-il obligatoire en Hongrie ?

Une indemnité de licenciement est généralement due lorsque l’employeur met fin au contrat de travail pour des raisons opérationnelles et non en raison du comportement personnel du salarié.

Le licenciement économique et les changements organisationnels

Le cas généralement ouvrant droit à une indemnité de licenciement correspond au licenciement pour motif économique résultant d’une restructuration de l’entreprise.

Cela peut notamment inclure :

  • Une réduction d’effectif
  • Une réorganisation des services
  • Des évolutions technologiques entraînant la suppression de postes
  • La fermeture d’établissements

Lorsque le licenciement repose sur des motifs opérationnels imputables à l’employeur, l’indemnité légale de licenciement est en principe applicable.

Les accords transactionnels

Les employeurs et les salariés peuvent également convenir d’un commun accord de mettre fin au contrat de travail par le biais d’une rupture conventionnelle.

Bien qu’aucune indemnité de licenciement ne soit exigée dans ce cas, une compensation est souvent accordée pour faciliter une rupture amiable ou limiter les risques de contentieux.

Les contrats de cadres supérieurs

Les contrats de travail des cadres supérieurs peuvent prévoir des clauses offrant une indemnité de licenciement plus avantageuse que celle prévue par la législation en vigueur.

Comment se calcule l’indemnité de licenciement en Hongrie ?

En Hongrie, l’indemnité de licenciement est calculée en fonction de l’ancienneté du salarié chez le même employeur.

Le barème légal de l’indemnité de licenciement prévu par le Code du travail est le suivant :

Ancienneté Indemnité de licenciement
3–5 ans Un mois de salaire
5–10 ans 2 mois de salaire
10–15 ans 3 mois de salaire
15–20 ans 4 mois de salaire
20–25 ans 5 mois de salaire
Plus de 25 ans 6 mois de salaire

Les salariés dont la retraite est prévue dans un délai inférieur à cinq ans peuvent percevoir une indemnité de licenciement complémentaire.

Le salaire de base pris en compte pour le calcul de l’indemnité de licenciement correspond généralement à la rémunération mensuelle moyenne du salarié, telle que définie par le Code du travail.

L’indemnité de licenciement et l’indemnité compensatrice de préavis en Hongrie

L’indemnité versée en cas de rupture du contrat de travail comprend généralement l’indemnité compensatrice de préavis ainsi que l’indemnité légale de licenciement.

Catégorie Obligatoire dans la plupart des cas Montant Cadre juridique
Indemnité compensatrice de préavis Oui Entre 30 et 90 jours, selon l’ancienneté Code du travail
Indemnité légale de licenciement Oui (si le licenciement est à l’initiative de l’employeur) Entre un et 3 mois de salaire Code du travail
Indemnité négociée Possible Variable Accord transactionnel
Indemnité pour licenciement abusif Possible Dommages-intérêts et paiement des salaires dus Code du travail

Dans la pratique, les employeurs sont généralement tenus de verser à la fois l’indemnité compensatrice de préavis et l’indemnité de licenciement lorsqu’ils mettent fin à un contrat de travail pour motif économique.

Les délais de préavis pour les contrats à durée indéterminée

La législation hongroise prévoit un délai de préavis légal minimum de 30 jours en cas de licenciement à l’initiative de l’employeur.

Cette durée augmente en fonction de l’ancienneté :

  • De 3 à 5 ans : 35 jours
  • De 5 à 8 ans : 45 jours
  • De 8 à 10 ans : 50 jours
  • De 10 à 15 ans : 55 jours
  • De 15 à 18 ans : 60 jours
  • De 18 à 20 ans : 70 jours
  • Plus de 20 ans : jusqu’à 90 jours

Il est important de noter que le contrat de travail peut prévoir un délai de préavis plus long. En revanche, il ne peut pas réduire le délai minimum légal.

L’indemnité de licenciement est-elle imposable en Hongrie ?

En droit fiscal hongrois, l’indemnité de licenciement est généralement considérée comme un revenu professionnel imposable.

L’indemnité de licenciement est généralement soumise aux obligations fiscales suivantes :

  • L’impôt sur le revenu des personnes physiques
  • Les cotisations sociales, le cas échéant

Comme l’indemnité de licenciement peut être versée sous la forme d’un montant forfaitaire, les salariés peuvent être soumis à une imposition marginale plus élevée au cours de l’année de perception. Les employeurs doivent donc veiller à ce que les déclarations de paie et les retenues à la source relatives à cette indemnité soient correctes.

Le licenciement abusif en Hongrie

La législation hongroise exige que tout licenciement soit justifié par un motif clair et légitime.

Les motifs recevables se répartissent généralement en trois catégories :

  • Le comportement du salarié
  • Les compétences ou les performances du salarié
  • Les besoins opérationnels de l’employeur

Un licenciement peut être considéré comme abusif dans les cas suivants :

  • L’employeur ne peut pas invoquer de cause réelle et sérieuse
  • Les exigences procédurales ne sont pas respectées
  • Les dispositions relatives à la protection contre la discrimination sont enfreintes
  • Le statut de salarié protégé n’est pas pris en compte

Si le licenciement est jugé abusif, les tribunaux compétents peuvent accorder une indemnisation pour la perte de salaire ainsi que des dommages et intérêts.

Les restrictions en matière de licenciement

Certaines catégories de salariés bénéficient d’une protection renforcée contre le licenciement.

Les restrictions relatives au licenciement s’appliquent généralement durant les périodes suivantes :

  • La grossesse et le congé de maternité
  • Le congé parental
  • Les périodes d’arrêt maladie, dans certaines circonstances
  • Le service militaire
  • L’exercice de fonctions de représentation syndicale

Avant d’engager une procédure de licenciement, les employeurs doivent vérifier si les salariés concernés bénéficient d’un statut de protection spécifique.

Le contrat à durée déterminée et l’indemnité de licenciement en Hongrie

 Les contrats à durée déterminée prennent généralement fin automatiquement à l’expiration de la période convenue.

Dans ce cas, aucune indemnité de licenciement n’est due.

Toutefois, si l’employeur met fin au contrat de manière anticipée sans motif légalement justifié, il peut être tenu de verser une indemnité correspondant à la rémunération due jusqu’à la fin du contrat, dans la limite des plafonds prévus par le Code du travail.

L’indemnité de licenciement accordée aux cadres en Hongrie

Les cadres supérieurs et les dirigeants peuvent être soumis à des règles de licenciement distinctes en fonction de leur catégorie contractuelle.

Leur contrat de travail prévoit généralement :

  • Des délais de préavis plus longs
  • Des indemnités de licenciement majorées
  • Des clauses assurant la protection des primes
  • Une indemnité de non‑concurrence

Étant donné que les contrats de travail des cadres supérieurs dérogent souvent aux dispositions légales, les employeurs doivent examiner les clauses contractuelles avec la plus grande attention avant d’engager une procédure de licenciement.

Les principales erreurs commises par les employeurs lors d’une procédure de licenciement en Hongrie

Les employeurs internationaux qui s’implantent sur le marché hongrois ont tendance à sous-estimer les dispositions juridiques encadrant l’indemnité de licenciement. Ils supposent à tort que la flexibilité en matière de rupture de contrat est similaire à celle observée dans d’autres juridictions européennes.

Parmi les erreurs fréquemment observées en matière de conformité figurent :

  • L’absence de motif valable justifiant le licenciement
  • Une erreur dans le calcul de l’ancienneté lors de la détermination de l’indemnité de licenciement
  • La négligence de certaines catégories de salariés bénéficiant d’une protection spécifique
  • La confusion entre l’indemnité compensatrice de préavis et l’indemnité de licenciement
  • La rupture injustifiée des contrats de travail à durée déterminée

Les obligations légales relatives à l’indemnité de licenciement sont clairement définies par la législation hongroise. Toute erreur de calcul ou irrégularité procédurale peut donner lieu à des litiges ou à des recours devant les juridictions compétentes. Il est donc fortement recommandé de parfaitement maîtriser les exigences de conformité applicables ainsi que les démarches à effectuer.

Un guide détaillé sur le licenciement justifié en Hongrie

En Hongrie, le licenciement est une procédure juridique structurée et conforme au Code du travail.

1. Vérifier la validité des motifs de licenciement

Tout licenciement fondé sur le comportement du salarié, ses compétences ou les besoins opérationnels de l’entreprise doit être dûment justifié par l’employeur, dans le respect du cadre juridique applicable.

2. Vérifier le statut de protection des salariés

Les employeurs doivent déterminer si leurs collaborateurs relèvent d’une catégorie protégée, comme le congé de maternité ou toute autre situation ouvrant droit à une protection spécifique.

3. Déterminer le délai de préavis applicable

Les délais de préavis doivent être calculés en fonction de l’ancienneté du salarié et des dispositions contractuelles.

4. Calculer le montant de l’indemnité de licenciement légale

Lorsqu’un employeur engage une procédure de licenciement pour des raisons opérationnelles, l’indemnité légale de licenciement doit être calculée en fonction de l’ancienneté du salarié.

5. Préparer les documents relatifs au licenciement

La lettre de licenciement doit exposer clairement les motifs de la rupture du contrat de travail et respecter les exigences formelles prévues par le Code du travail.

6. Calculer les derniers versements

Les employeurs doivent calculer l’indemnité compensatrice de préavis, l’indemnité de licenciement, l’indemnité de congés non pris et toute autre rémunération prévue par le contrat de travail.

7. Remettre les documents relatifs au licenciement

Les salariés doivent recevoir un document officiel de licenciement ainsi que leurs bulletins de salaire.

8. Envisager des accords transactionnels

Lorsque le risque de licenciement est élevé, les employeurs peuvent conclure des accords transactionnels pour régler les litiges.

9. Procéder à un examen juridique

Une analyse juridique est recommandée dans le cadre de programmes de restructuration, de licenciements de cadres ou de situations de licenciement présentant une complexité particulière.

La mise en place d’un processus structuré permet de garantir la conformité tout en réduisant le risque de litige.

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Portage salarial et gestion des licenciements en Hongrie

La gestion de la conformité en matière de licenciement en Hongrie requiert une bonne connaissance des règles relatives à l’indemnité de licenciement, aux délais de préavis et aux différentes catégories de salariés bénéficiant d’une protection spécifique.

Les sociétés de portage salarial accompagnent les entreprises internationales en prenant en charge :

  • L’établissement de contrats de travail conformes au code du travail hongrois
  • La gestion de la paie et le calcul de l’indemnité de licenciement
  • La gestion des procédures et de la documentation afférentes au licenciement
  • Les déclarations de sécurité sociale
  • Les négociations transactionnelles

Étant donné que l’indemnité légale de licenciement est obligatoire dans de nombreux cas, les employeurs doivent planifier avec rigueur les ajustements de leur effectif afin d’éviter tout risque de non-conformité.

INS Global accompagne les entreprises qui souhaitent recruter des collaborateurs en Hongrie, en leur assurant une gestion des ressources humaines conforme aux exigences réglementaires et un soutien en matière de restructuration des effectifs dans plus de 160 pays.

Contactez nos experts pour découvrir comment nous pouvons vous aider à développer votre activité en Hongrie.

Autres questions fréquentes concernant l'indemnité de licenciement en France

Selon le Code du travail hongrois, un salarié ne peut renoncer par avance à son droit à une indemnité de licenciement lorsque les conditions légales de son attribution sont réunies. De même, les contrats de travail ne peuvent légalement exclure ce droit en cas de rupture motivée par des raisons opérationnelles imputables à l’employeur. En revanche, dans le cadre d’une rupture conventionnelle, le montant de l’indemnité peut être librement fixé par les deux parties. Le montant final peut ainsi différer du barème légal, à condition que les deux parties soient d’accord.

Oui. En Hongrie, l’indemnité de licenciement est déterminée sur la base du salaire perçu par le salarié. Les employés à temps partiel reçoivent donc une indemnité calculée en fonction de leur rémunération réduite. L’ancienneté, qui détermine l’éligibilité et le barème d’indemnisation, est indépendante du volume horaire, tandis que le montant de la rémunération mensuelle utilisée correspond au revenu réel au moment de la rupture du contrat.

En Hongrie, le calcul de l’indemnité de licenciement repose généralement sur la rémunération d’absence (távolléti díj), définie par le Code du travail. Cette dernière englobe le salaire de base ainsi que certaines composantes salariales régulières versées pendant les congés. Les primes non récurrentes, les rémunérations discrétionnaires ou les bonus liés à la performance peuvent toutefois être exclus, sauf s’ils sont considérés comme une rémunération régulière au regard de la législation en vigueur. Les employeurs doivent donc analyser avec précision les éléments de la rémunération afin de déterminer la base de calcul de l’indemnité de licenciement.

Pas nécessairement. L’indemnité de licenciement n’est due que lorsque l’employeur met fin au contrat de travail pour des raisons opérationnelles et que le salarié justifie d’une ancienneté minimale. En cas de restructuration donnant lieu à des ruptures conventionnelles, à des départs volontaires ou à une réaffectation, l’indemnité légale peut ne pas s’appliquer. Néanmoins, de nombreux employeurs choisissent de verser une indemnité dans le cadre de restructurations afin de favoriser les départs volontaires et de limiter les contentieux liés à la gestion des effectifs.

Les employeurs ne peuvent pas réduire les obligations légales en matière d’indemnité de licenciement par le biais de politiques internes. Le barème fixé par le Code du travail hongrois constitue le minimum légal applicable lorsque les conditions de licenciement sont réunies. En revanche, ils peuvent instaurer des règles internes prévoyant des indemnités supérieures, dans le cadre de leur stratégie de gestion des effectifs ou de leur politique de marque employeur.

L’ancienneté constitue un facteur déterminant dans l’évaluation des coûts liés au licenciement. Le délai de préavis et l’indemnité de licenciement augmentent en effet proportionnellement au nombre d’années de service. Les salariés ayant une longue ancienneté peuvent donc engendrer des frais de licenciement sensiblement plus élevés. Les employeurs peuvent ainsi se retrouver confrontés à une accumulation de préavis plus longs, de salaires et d’indemnités représentant plusieurs mois de rémunération, ce qui les amène à évaluer soigneusement leurs décisions de licenciement.

Oui. Les licenciements collectifs sont soumis à des exigences procédurales spécifiques en vertu du droit du travail hongrois. Les employeurs qui procèdent à des licenciements à grande échelle doivent consulter les représentants du personnel ou les comités d’entreprise avant de prendre leur décision. Ces procédures de consultation impliquent généralement la transmission d’informations relatives aux licenciements envisagés, aux raisons de la réduction des effectifs et aux mesures d’atténuation possibles, telles que le reclassement ou la reconversion professionnelle. Le non-respect de ces obligations peut donner lieu à des actions judiciaires ou entraîner des sanctions administratives.

Si l’employeur propose un poste alternatif convenable et que le salarié le refuse sans justification valable, l’indemnité de licenciement peut ne pas être due, en fonction du contexte du licenciement. L’adéquation du poste est généralement évaluée en fonction des compétences du salarié, de la rémunération proposée et du lieu d’affectation. Les employeurs doivent donc soigneusement documenter les offres de réaffectation proposées dans le cadre d’une restructuration.

En Hongrie, les comités d’entreprise jouent un rôle important dans la restructuration des effectifs et la consultation des salariés. Les employeurs sont en effet tenus d’informer ou de consulter ces comités avant de prendre des décisions importantes en matière de gestion des ressources humaines, telles que les licenciements collectifs ou les changements organisationnels de grande ampleur. Bien que les comités d’entreprise ne disposent pas, en principe, d’un droit de veto, l’absence de consultation peut entraîner la nullité de la procédure de licenciement ou exposer l’employeur à des litiges sociaux.

Oui. L’indemnité de licenciement peut être versée sous la forme d’un montant forfaitaire unique ou faire l’objet de paiements échelonnés, conformément aux modalités convenues entre l’employeur et le salarié. Le recours à des versements échelonnés intervient généralement dans le cadre d’accords transactionnels ou de restructurations, afin de répartir la charge financière dans le temps. Quelle que soit la formule retenue, cette indemnité doit faire l’objet d’une déclaration appropriée au regard des obligations de paie et de fiscalité.

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