La Grèce a mis en place un ensemble de réglementations relatives à l’emploi, applicables aux entreprises déjà présentes sur son territoire ainsi qu’à celles qui souhaitent s’y implanter. Une connaissance préalable du droit du travail et du droit des affaires est donc nécessaire, notamment des règles encadrant les indemnités de licenciement dans ce pays.
Dans un contexte de conjoncture économique instable et de taux de chômage élevé avoisinant les 10 %, une grande partie de la main-d’œuvre hautement qualifiée du pays risque d’être recrutée par des entreprises internationales. Ces entreprises estiment généralement que les coûts de recrutement sont faibles.
Ces informations ne permettent toutefois pas aux employeurs d’anticiper l’ensemble des coûts et des risques indirects liés à l’embauche en Grèce, notamment ceux relatifs aux indemnités de licenciement. Pour éclairer ces enjeux, le présent article analyse les obligations auxquelles les employeurs sont soumis dans ce pays, ainsi que le cadre réglementaire encadrant le processus de licenciement.
Comment l’indemnité de licenciement est-elle calculée en Grèce ?
Le montant de l’indemnité de licenciement versée aux salariés en CDI est calculé en fonction de leur ancienneté. Toutefois, le licenciement pour faute grave ou pour motif personnel n’implique pas nécessairement le versement d’une telle indemnité.
En cas de rupture d’un contrat de travail à durée indéterminée, l’indemnité de licenciement est calculée comme suit :
| Ancienneté (auprès du même employeur) | Compensation salariale équivalente |
| 12 mois – 4 ans | 2 mois |
| 4 – 6 ans | 3 mois |
| 6 – 8 ans | 4 mois |
| 8 – 10 ans | 5 mois |
| 10 ans | 6 mois |
| 11 ans | 7 mois |
| 12 ans | 8 mois |
| 13 ans | 9 mois |
| 14 ans | 10 mois |
| 15 ans | 11 mois |
| À partir de 16 ans | 12 mois |
Le calcul de l’indemnité de licenciement est basé sur le salaire normalement versé au salarié le mois précédant la rupture du contrat de travail.
Les salariés licenciés au cours de leur première année d’embauche n’ont pas droit à une indemnité de licenciement.
Une indemnité de licenciement supplémentaire est versée aux salariés du secteur privé en CDI dont l’ancienneté est supérieure aux durées indiquées ci-dessus. Ces indemnités sont les suivantes :
| Ancienneté (auprès du même employeur) | Compensation supplémentaire |
| 17 ans | + 1 mois |
| 18 ans | + 2 mois |
| 19 ans | + 3 mois |
| 20 ans | + 4 mois |
| 21 ans | + 5 mois |
| 22 ans | + 6 mois |
| 23 ans | + 7 mois |
| 24 ans | + 8 mois |
| 25 ans | + 9 mois |
| 26 ans | + 10 mois |
| 27 ans | + 11 mois |
| À partir de 28 ans | + 12 mois |
Le cadre juridique régissant la rupture du contrat de travail et l’indemnité de licenciement en Grèce
En Grèce, les procédures de licenciement et les indemnités correspondantes sont principalement encadrées par la loi n° 4093/2012 relative à la cessation de la relation de travail, complétée par des réformes ultérieures du droit du travail qui ont introduit l’exigence d’un motif valable de licenciement.
Ces dispositions visent à instaurer un équilibre entre la flexibilité dont disposent les employeurs et la préservation des revenus des salariés, notamment dans un contexte d’instabilité économique et de chômage élevé.
La législation grecque distingue trois types d’indemnités en cas de licenciement : l’indemnité de préavis, l’indemnité légale de licenciement et l’indemnité pour licenciement abusif. Les employeurs doivent donc examiner avec soin leurs décisions afin de garantir le respect des exigences tant procédurales que substantielles. En effet, l’absence de motif légitime peut entraîner une obligation d’indemnisation ou le risque de réintégration du salarié.
L’indemnité de licenciement et l’indemnité compensatrice de préavis en Grèce
En matière de conformité, il est crucial pour les employeurs de faire la distinction entre l’indemnité de licenciement et l’indemnité compensatrice de préavis. Bien que ces deux indemnités puissent être versées en cas de licenciement, elles répondent à des finalités juridiques distinctes et peuvent s’appliquer simultanément.
| Catégorie | Obligatoire dans la plupart des cas | Montant | Cadre juridique |
| Indemnité compensatrice de préavis | Oui | 1–4 mois | Code du travail |
| Indemnité légale de licenciement | Oui (contrats à durée indéterminée) | 2–12+ mois | Loi relative à la rupture du contrat de travail |
| Indemnité transactionnelle | Fréquent | Négocié au cas par cas | Accord contractuel |
| Indemnité pour licenciement abusif | Possible | Variable | Jurisprudence |
Il convient de souligner que les coûts liés à la rupture du contrat de travail sont souvent supérieurs aux estimations initiales, notamment lorsque les obligations relatives au préavis et aux indemnités de licenciement se cumulent.
Le licenciement collectif et les obligations patronales
En Grèce, les licenciements collectifs sont soumis à des obligations réglementaires supplémentaires par rapport aux procédures de licenciement individuel. Les employeurs doivent notamment consulter les représentants du personnel, informer les autorités compétentes et fournir une justification détaillée de la réduction des effectifs.
Ces procédures impliquent généralement la transmission d’informations relatives à la situation économique de l’entreprise, aux critères de sélection retenus et aux solutions envisagées pour éviter les licenciements. Elles peuvent également donner lieu à des négociations portant sur des mesures sociales, telles que des dispositifs de départ volontaire, des actions d’accompagnement à la réaffectation ou des programmes de reconversion professionnelle. Le non-respect de ces obligations de consultation peut entraîner l’annulation des décisions de licenciement ou augmenter le risque d’indemnisation.
Les risques liés au licenciement abusif et à l’indemnisation en Grèce
Le droit du travail grec exige que tout licenciement repose sur des motifs légitimes, dûment justifiés par l’employeur. En l’absence de justification, le salarié concerné peut contester la mesure devant les juridictions compétentes. Celles-ci peuvent accorder une indemnisation tenant compte de son ancienneté, de sa rémunération et des circonstances de son licenciement. Dans certains cas, elles peuvent également ordonner la réintégration du salarié.
À cet égard, il est essentiel de tenir une documentation rigoureuse. Les employeurs sont donc tenus de conserver l’ensemble des pièces justificatives appuyant les décisions de licenciement, telles que les évaluations de performance, les avertissements disciplinaires ou les éléments relatifs à une restructuration de l’entreprise. Par ailleurs, les accords transactionnels sont un mécanisme fréquemment utilisé pour éviter les litiges et sécuriser les modalités de rupture du contrat de travail.
L’indemnité de licenciement est-elle imposable en Grèce ?
Les personnes physiques sont soumises à l’impôt sur le revenu sur l’ensemble de leurs revenus nets, qu’ils soient générés en Grèce ou à l’étranger. Les revenus nets de source grecque sont imposables, quel que soit le lieu de résidence du contribuable. En revanche, les revenus perçus hors de Grèce ne sont soumis à l’imposition que lorsque le contribuable est résident fiscal grec.
En Grèce, l’imposition des indemnités de licenciement s’applique comme suit :
| Revenu annuel (en euros) | Taux d’imposition |
| 0 – 60 000 | 0 % |
| 60 001 – 100,00 | 10 % |
| 100 001 – 150 000 | 20 % |
| >150 000 | 30 % |
Les employeurs sont tenus de verser l’impôt de solidarité sur le revenu, l’impôt sur le revenu et les cotisations de sécurité sociale (IKA) pour chacun de leurs salariés. Ces paiements doivent être effectués mensuellement, avant la fin du mois. Tout retard entraîne l’application d’une pénalité équivalente à 10 % du montant total dû.
Le licenciement en Grèce et la législation du travail
Depuis mai 2019, tout licenciement doit être justifié par un motif valable. À défaut, la rupture du contrat de travail est réputée nulle. Le salarié peut alors contester la décision et obtenir son annulation. Dans une telle situation, la charge de la preuve du bien-fondé du licenciement incombe à l’employeur.
Le délai de préavis en Grèce
Les employeurs qui envisagent de licencier des salariés en CDI doivent respecter un délai de préavis.
Par ailleurs, les contrats de travail à durée déterminée peuvent être résiliés à tout moment et sans préavis, dès lors qu’un motif valable est invoqué. Il peut s’agir, par exemple, d’une violation avérée des obligations contractuelles ou d’une insuffisance persistante des performances. Dans ces cas, les salariés ne bénéficient d’aucune indemnité de licenciement.
En licenciant des salariés en CDI, les employeurs doivent respecter les délais de préavis suivants :
| Ancienneté | Délai de préavis |
| 1 – 2 ans | Un mois |
| 2 – 5 ans | 2 mois |
| 5 – 10 ans | 3 mois |
| >10 ans | 4 mois |
Rupture d’un CDI : les autres facteurs à prendre en compte
- En Grèce, les employeurs ne peuvent pas recourir à des contrats à durée déterminée pour pourvoir des postes permanents.
- Conformément à la loi n° 4093/2012, un contrat à durée indéterminée d’une durée supérieure à 12 mois ne peut être résilié qu’après un préavis écrit de la part de l’employeur.
- En fonction de l’ancienneté acquise auprès du même employeur, un délai de préavis variant d’un à quatre mois s’applique.
Lorsqu’un employeur met fin à un contrat de travail à durée indéterminée, l’indemnité de licenciement est calculée selon le barème indiqué précédemment.
Un guide détaillé sur le licenciement justifié et les indemnités de licenciement en Grèce
En Grèce, le licenciement doit être considéré comme un processus structuré de conformité plutôt que comme une simple démarche administrative. Le droit du travail grec exige en effet une justification précise de la rupture du contrat de travail et prévoit des obligations légales en matière d’indemnités pour les CDI. Les employeurs doivent donc gérer avec rigueur les aspects procéduraux et financiers afin de prévenir tout risque de litige.
- La première étape consiste à vérifier la validité juridique des motifs de licenciement. Les employeurs doivent déterminer avec précision si la rupture est motivée par des raisons économiques, des insuffisances de performance, une faute professionnelle ou une restructuration de l’entreprise. La charge de la preuve incombant à l’employeur, il est crucial de constituer un dossier étayé dès le début, comprenant notamment les évaluations de performance, les avertissements formels et les plans de restructuration.
- Une fois les motifs de licenciement établis, les employeurs doivent déterminer la nature du contrat de travail ainsi que le statut de protection du salarié. Ils doivent notamment vérifier si le salarié bénéficie d’un contrat à durée indéterminée, évaluer son droit à une indemnité de licenciement et prendre en compte les éventuelles protections supplémentaires, notamment en cas de licenciement collectif ou pour les salariés protégés. Une identification rigoureuse est alors essentielle pour évaluer les obligations découlant du licenciement.
- L’étape suivante consiste à déterminer la durée du préavis légal. Cette durée varie en fonction de l’ancienneté du salarié et doit faire l’objet d’une notification écrite en cas de rupture de CDI. L’employeur doit ensuite statuer sur les modalités d’exécution du préavis, en optant pour son accomplissement effectif par le salarié ou pour son remplacement par une indemnité compensatrice. Cette décision doit être prise en tenant compte des exigences opérationnelles de l’entreprise, de l’état d’esprit des salariés et du risque de contestation juridique.
- Une fois le délai de préavis calculé, les employeurs doivent déterminer le montant de l’indemnité de licenciement. Cette indemnité est calculée sur la base de la dernière rémunération de base perçue par le salarié et de son ancienneté, selon des barèmes progressifs en vigueur. Ils doivent également prendre en compte les congés payés accumulés, les primes et les avantages contractuels éventuels. Étant donné que le délai de préavis et l’indemnité de licenciement peuvent se cumuler sur une même période, l’estimation des coûts liés au licenciement doit prendre en compte ces deux éléments.
- En cas de licenciement collectif, les employeurs sont tenus de consulter les représentants du personnel et d’en informer les autorités compétentes. Cette démarche vise généralement à exposer les raisons de la réduction des effectifs, à examiner les critères de sélection des salariés concernés et à envisager des solutions alternatives au licenciement. Le non-respect de ces obligations peut entraîner la nullité des décisions prises ou augmenter le risque d’indemnisation.
- Les employeurs sont ensuite tenus de remettre l’ensemble des documents officiels liés à la rupture du contrat de travail. Ces documents comprennent notamment la lettre de licenciement, le calcul détaillé de l’indemnité correspondante, les bulletins de paie les plus récents et les pièces nécessaires à l’ouverture des droits aux allocations chômage. La transmission de ces documents dans les délais impartis et en intégralité permet de faciliter la transition du salarié tout en limitant les risques administratifs.
- Lorsque le risque de contentieux est élevé, il peut être envisagé de conclure un accord transactionnel. Ces accords peuvent prévoir une indemnisation supérieure aux exigences légales, en échange de l’abandon de recours, de l’application de clauses de confidentialité ou de mesures de mise à pied avec maintien du salaire. Ce type d’accord est particulièrement adapté aux situations impliquant des cadres dirigeants ou lorsque le risque de tensions accrues est élevé.
- La dernière étape consiste à évaluer la nécessité de solliciter un avis juridique. Il est particulièrement recommandé de faire appel à une expertise légale dans le cadre de licenciements collectifs, de licenciements de cadres, de licenciements pour motif de performance ou de situations pouvant donner lieu à des plaintes pour licenciement abusif. Un accompagnement juridique proactif garantit le respect du droit du travail grec et permet de limiter les risques de litige.
Un processus de licenciement structuré permet aux employeurs de concilier le cadre de protection des salariés en vigueur en Grèce et la flexibilité opérationnelle. En suivant une approche par étapes, les entreprises peuvent minimiser les risques juridiques, prévoir les coûts liés aux indemnités de licenciement et garantir une restructuration du personnel conforme à la réglementation.
Les principales erreurs des employeurs dans la gestion des indemnités de licenciement en Grèce
Les employeurs internationaux sont souvent confrontés à des enjeux de conformité liés aux exigences procédurales en vigueur en Grèce, ainsi qu’à l’évolution constante de la législation du travail. Parmi les manquements les plus courants, on compte une qualification inexacte des motifs de licenciement, l’absence de préavis écrit préalable, une évaluation insuffisante des obligations relatives aux indemnités de licenciement, ainsi que le non-respect des procédures de consultation dans le cadre des licenciements collectifs.
Un autre risque récurrent est le recours excessif aux contrats à durée déterminée pour pourvoir des postes permanents. Cette pratique peut entraîner la requalification du contrat et une augmentation des obligations liées au licenciement. Le montant de l’indemnité de licenciement dépendant largement de l’ancienneté et de la catégorie professionnelle, il est essentiel de choisir le contrat de travail adéquat dès le début de la relation de travail.
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Autres questions fréquentes : L'indemnité de licenciement en Grèce
Oui. L’indemnité de licenciement est due en principe lorsque l’employeur met fin à un contrat de travail à durée indéterminée, sauf en cas de faute grave du salarié. Son montant dépend de l’ancienneté du salarié ainsi que de la mise en place ou non d’un préavis. Les salariés licenciés pour faute grave peuvent ne pas y avoir droit.
L’indemnité de licenciement est calculée sur la base du dernier salaire mensuel de base du salarié ainsi que de la durée de son ancienneté auprès du même employeur. Le dispositif réglementaire prévoit une indemnité progressive allant de deux mois de salaire après un an d’ancienneté à douze mois après seize ans, avec des majorations supplémentaires pour les salariés dont l’ancienneté est supérieure à ce seuil.
Lorsque l’employeur respecte le délai de préavis légal, le montant de l’indemnité de licenciement peut être inférieur à celui applicable en cas de rupture immédiate sans préavis. À l’inverse, le non-respect des obligations relatives au préavis peut accroître la responsabilité indemnitaire de l’employeur et donner lieu à des contentieux.
Oui. Depuis l’instauration des critères de licenciement fondé sur une cause justifiée, l’employeur est tenu de prouver l’existence d’un motif légitime permettant de justifier la rupture du contrat de travail. Le salarié peut contester cette décision devant les juridictions compétentes, qui peuvent, en cas de licenciement abusif, ordonner une indemnisation ou une réintégration. La charge de la preuve incombe à l’employeur.
Les indemnités de licenciement sont soumises à un régime fiscal spécifique et sont imposées séparément des revenus salariaux ordinaires, selon un barème progressif. Les employeurs doivent procéder aux retenues à la source et déclarer ces montants avec exactitude, afin d’éviter toute sanction et de garantir le respect des obligations fiscales de leurs salariés.
En règle générale, les CDD prennent fin automatiquement, sans donner droit à une indemnité de licenciement, sauf en cas de résiliation anticipée sans motif valable. Une telle résiliation peut exposer l’employeur à une indemnité équivalente aux salaires restants dus ou à des pénalités contractuelles.
Les cadres supérieurs et les salariés occupant des fonctions de haut niveau perçoivent souvent des indemnités de licenciement plus élevées, conformément à des clauses contractuelles ou à des accords transactionnels spécifiques. Ces dispositifs peuvent prévoir un versement forfaitaire, le maintien des primes, une compensation liée à une clause de non-concurrence, ainsi que des avantages liés aux plans d’action, au-delà des exigences légales minimales.
Un licenciement collectif entraîne pour l’employeur des obligations supplémentaires, telles que la consultation des représentants du personnel et la notification aux autorités compétentes. Des plans sociaux peuvent être négociés, prévoyant notamment des indemnités de licenciement majorées, un accompagnement à la reconversion professionnelle ou des mesures de départ anticipé à la retraite.
Un licenciement durant la période d’essai n’ouvre généralement pas droit à une indemnité de licenciement, sauf si le salarié a atteint la durée minimale d’ancienneté requise. Toutefois, les employeurs doivent veiller à ce que le licenciement soit légal et non discriminatoire.
Oui. Les employeurs et les salariés concluent souvent des accords de rupture prévoyant le versement d’indemnités supérieures aux obligations légales. Ces accords peuvent notamment prévoir des indemnités de licenciement, des clauses de confidentialité, une dispense d’activité assortie du maintien de la rémunération ainsi qu’une renonciation à tout recours contentieux, dans le but de limiter les risques de litige.
Les salariés peuvent bénéficier d’une protection limitée grâce aux mécanismes de garantie salariale qui couvrent les salaires impayés ainsi que certaines indemnités liées à la rupture du contrat de travail. En revanche, les indemnités de départ négociées ou les indemnités contractuelles revalorisées ne sont pas systématiquement garanties.

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